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Lundi 5 mai 2008
A la radio, à la télé, dans les journaux, les programmes politiques, à gauche, à droite... Partout, les mêmes mots: "pouvoir d'achat". Et le même mensonge.

Acheter représente-t-il un quelconque pouvoir? Si l'on veut se nourrir, se loger, se vêtir, il s'agit d'une nécessité. Et que désigne exactement le pouvoir d'achat? Assaisonné à toutes les sauces, il remplace en fait une série d'autres notions en voie de disparition dans les discours dominants, comme le salaire, l'argent, ou encore la pauvreté.

De nombreux linguistes s'accordent à constater qu'un changement de vocabulaire induit un changement dans la vision des choses. Le pouvoir d'achat, notion qui n'était encore il y a quelques années qu'une formule de slogans publicitaires, a aujourd'hui perverti des concepts vieux comme le système capitaliste. Le salaire, par exemple, représente une rémunération (incomplète) de la force de travail. Le remplacer par le pouvoir d'achat équivaut à nier cette dimension de rétribution légitime, et à la faire passer pour un "pouvoir"!

Promettre d'augmenter le pouvoir d'achat évite de promettre une augmentation des salaires- car augmenter le pouvoir d'achat est aussi possible en baissant le prix des produits. Cela revient-il au même? Peut-être sur le plan de la consommation, mais c'est insinuer que l'argent ne servirait qu'à acheter des choses. Alors qu'il sert aussi à se ménager une sécurité d'existence, à travers l'épargne. A acheter des soins de santé, un toit pour vivre, des livres pour étudier... Peut-on sincèrement tout mettre dans le même sac sous le vocable "neutre" du pouvoir d'achat?

Le fait que cette expression ait été lancée par la publicité montre d'ailleurs bien l'incitation à la consommation que représentent ces deux mots accolés. Ils exercent une fascination sur les gens, leur donne envie de posséder...pour augmenter leur "pouvoir". Remplacer le pouvoir du peuple par le pouvoir d'achat, c'est une des phases ultimes de la réduction de notre société à la consommation. Pour certains, tout s'achète, même le pouvoir: il suffit de jeter un oeil sur la politique de Berlusconi... Et si Nicolas Sarkozy n'est pas, comme il l'avait promis, le "président du pouvoir d'achat", c'est parce que réaliser cette promesse serait contraire à son programme et aux intérêts qu'il défend.

                                                                                                                                       
"Le pouvoir d'achat diminue". Traduction : le nombre de pauvres augmente

Que les prix augmentent, c'est logique et courant. Tant que les salaires et allocations suivent, pas de problème. Mais ces dernières années, ce n'est plus le cas: ils n'augmentent plus autant que les prix, voire baissent comme en Allemagne. Les Egyptiens s'entretuent pour du pain, les Mexicains manifestent à cause du prix des tortillas... La baisse des revenus est une réalité pour les pauvres des pays du Nord et du Sud. Pourtant la croissance économique se porte bien, au niveau mondial, et se situe autour de 2% par an en Europe. Nous sommes donc de plus en plus riches. Alors, où est l'argent?

C'est malheureusement très simple: dans la poche des plus aisés. Les riches deviennent très riches, les pauvres très pauvres, et les revenus intermédiaires ressentent de plus en plus la pression de ce mouvement et la précarité qui en découle. La Commission européenne s'est ainsi récemment inquiétée de la répartition de la richesse entre le "capital" (actionnaires, propriétaires, rentiers et investisseurs) et le "travail"(allocataires et salariés). Depuis trente ans, cette répartition se fait du second vers le premier.

En Belgique, au début des années '70, les revenus du travail représentaient 68% du PIB (22% pour le capital, 10% pour l'Etat). Aujourd'hui,  ils comptent pour moins de 60% (35% pour le capital, 5% pour l'Etat). Cela représente un transfert de près de 40 milliards d'euros de l'Etat et des salariés/allocataires vers le capital. Tout cela grâce à une politique fiscale favorable aux plus aisés. Conséquence: actuellement, "en Belgique, 1 personne sur 7 est pauvre (14,7%). La pauvreté concerne les personnes isolées dont les revenus ne dépassent pas € 822 par mois et les ménages (2 adultes et 2 enfants) ayant des rentrées inférieures à € 1.726 par mois", selon un rapport récent du SPF Economie (service public fédéral) .

Les salaires sont indexés en tenant compte d'un coût de la vie "standard". Mais, outre le fait qu'il n'inclut pas  les prix de l'essence et du tabac, ce coût n'accorde pas une importance réaliste aux biens dont dépendent les plus pauvres. Les salaires ne suivent pas. Logique. Comme le pétrole cher conduit à l'investissement dans les agro-carburants (colza, maïs,...), ceux-ci prennent la place des matières premières et des produits alimentaires. Résultat: le prix du pain, des tortillas, des pâtes augmente. Mais celui ou celle qui gagne 4000 euros par mois et possède son logement ne souffre pas vraiment de ce phénomène. Il peut s'acheter des produits de marque...voire de luxe.

Le pouvoir d'achat concerne les riches, le salaire comme moyen de survie concerne les pauvres. Qu'on se le dise. La spéculation sur le prix de l'énergie, du logement, achève de grossir les poches des traders du "capitalisme de casino". Et noie l'immense majorité dans des calculs d'apothicaires dont ils se passeraient bien.

Article publié le 17 mars 2008. N'hésitez pas à laisser des commentaires.
par P.F. avec Gilles Maufroy publié dans : Pouvoir communauté : Politique Directe
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Commentaires

Et dire que cela avait bien commencé. Pourtant, rapidement, on tombe dans la caricature, le raccourci facile ou encore le manque de pertinence. C'est d'autant plus regrettable si l'on se veut honnête, intellectuellement parlant. Si on parle de pouvoir d'achat à l'heure actuelle, c'est qu'il est impossible d'augmenter (fortement) des salaires ; pour des raisons de concurrence avec les pays émergents. De plus, cela augmenterait encore d'avantage la fracture Nord/Sud. Faire fuir les entreprises par un manque de jugeotte n'est pas conseillé.

Une hausse des salaires étant dificile donc, il n'y a malheureusement pas beaucoup de moyen de permettre aux ménages belges de pouvoir acheter autant qu'auparavant : Une réduction des taxes bien entendu, ou la diminution du prix des aliments, de l'énergie, ... A ce propos, l'administration a correctement fonctionné et montré que l'augmentation des denrées était injustifiée et aux dernières nouvelles va prendre les décisions nécessaires. Elle s'est montrée alarmée quant au prix de l'énergie. Bien que concernant ce dernier, on ne peut qu'observer qu'une hausse du prix pétrole et du gaz permet l'émergence de nouvelles techniques énergétiques favorables à l'environnement. Doit-on réellement s'en plaindre ? Ou plutôt, est-on d'accord d'accepter ce sacrifice ?

Je trouve qu'il est affligeant de mettre sur le dos des "riches", l'état de délabrement de notre société. Il résulte non pas du monde dans lequel nous vivons (d'autres pays se portent très bien) mais bien de mauvais choix politiques, imputables en grande partie au PS. Arrêter la "chasses aux sorcières" pour trouver les vrais raisons derrière ce "merdier" semle tout indiquer.

Enfin, il est de bon ton de se rappeller que c'est le travail, l'emploi qui permet aux gens de cotiser et financer l'état. Et qu'actuellement un travailleur se sépare de la moitié de son salaire pour un état difficient. A titre d'exemple, comparer la qualité de l'enseignement avec celui des pays voisins, comparer l'efficacité de l'administration avec celle des pays voisins, et réfléchisser : Qui est au pouvoir ?
commentaire n° : 1 posté par : Anonyme le: 25/03/2008 21:59:44
Cher courageux anonyme...

Et dire que cela avait bien commencé. Pourtant, rapidement, on tombe dans la caricature, le raccourci facile ou encore le manque de pertinence. C'est d'autant plus regrettable s'il on veut être honnête, intellectuellement parlant.

En effet, si le discours dominant nous parle de pouvoir d'achat, c'est pour nous faire croire qu'il est impossible d'augmenter les salaires. Ce qui est totalement faux: comme nous l'écrivons dans cet article, 40 milliards d'euros peuvent être par exemple repris des poches des rentiers, des actionnaires et autres détenteurs de capital, pour les redistribuer vers les plus pauvres. Par exemple en restaurant la progressivité ancienne de l'impôt sur le revenu. Il suffirait de ré-instaurer les tranches supérieures de celui-ci supprimées ces dernières années. Bien entendu, cela demande de s'attaquer à certains privilèges qui concernent 5% de la population au grand maximum...

L'argument de la concurrence justifiant la baisse des salaires est digne d'un communiqué de la FEB (Fédération des entreprises - lisez: patrons - de Belgique). La Belgique connaît une productivité par travailleur très élevée, bien plus qu'aux USA par exemple. De même, nos salariés (très) qualifiés sont bien plus nombreux en proportion que dans le Tiers-Monde. D'autres pays au Nord de l'Europe connaissent des salaires plus élevés que les nôtres, et une meilleure répartition des richesses, sont-ils en plein désastre ? Si nous devions concurrencer les autres pays par les salaires, particulièrement ceux du Tiers-Monde émergent ou non, nous devrions diviser nos salaires directs et indirects par 3 au minimum! Absurdité qui nous conduirait à la misère noire de l'immense majorité de la population.
Est-ce votre souhait?

La prétendue "fracture" Nord-Sud est une domination politico-économique instaurée depuis les débuts de la colonisation et perdurée depuis par la corruption, par l'endettement de ces pays, les contre-réformes néo-libérales du FMI et de la Banque Mondiale et les accords de l'OMC qui leur empêchent d'obtenir une réelle indépendance. Mais les lignes bougent dernièrement, tant mieux.

La hausse des salaires est donc possible, elle est juste, certainement plus que la baisse des prix, qui vous le savez profitera à TOUS ceux qui dépensent, y compris les plus nantis, y compris Albert Frère...

Pour notre part, nous ne critiquons pas l'émergence des énergies alternatives, nous nous en réjouissons bien au contraire. Mais encore une fois votre crédulité couplée à votre tolérance de l'injustice vous font dériver: ce n'est pas par la magie du Dieu Marché inexistant que les renouvelables vont remplacer les énergies fossiles, polluantes comme le pétrole, l'uranium, le gaz, le charbon... ces deux derniers rencontrent d'ailleurs un franc succès dernièrement. Je vous rappelle également que Suez (parmi d'autres) a fait d'énormes surprofits suite à ses augmentations scandaleuses et en conséquence logique de l'amortissement par les belges des centrales nucléaires. L'étude de Greenpeace n'a d'ailleurs pas été condamnée pour diffamation, et pour cause! Alors pensez-vous sincèrement que mettre les pauvres dans de plus grandes difficultés pour se chauffer ou se déplacer va changer quoi que ce soit à cette situation?
Oui les problèmes de notre société sont systémiques et liés à l'accaparement par une très petite minorité détentrice du capital, du fruit du travail de l'immense majorité dont c'est l'unique richesse. Beaucoup de sociologues, de politologues, d'historiens, de philosophes, et même certains économistes qui réfléchissent hors des dogmes et des postulats néoclassiques le disent.

Il ne s'agit pas du problème d'un parti, PS ou MR peu importe, dans les très grandes lignes ils gouvernent souvent ensemble, et quand ils ne le font pas, comme dans les années 80 au fédéral ou à la Communauté française et à la Région wallonne aujourd'hui, les changements ne sont pas très radicaux. L'un est social-libéral, l'autre libéral tout court. Big deal!
La question des choix politiques est pertinente: en effet d'autres choix sont possibles.
D'accord avec vous, et dans la logique de notre article, on pourrait taxer comme il se doit le capital pour moins mettre de pression sur les salaires.
La qualité de l'enseignement n'est pas une question aussi évidente que le simplisme de votre analyse ne le sous-entend. Vous pouvez lire les analyses de l'APED ou les grands écrits de Bourdieu. Vous y verrez plus clair. C'est de toutes façons hors-sujet par rapport à notre article.

Cordialement.

Ci-dessous, une nouvelle récente qui appuie mon propos.

26.03.2008 07:24
Pauvreté: 110.000 Belges dépendent de l'aide alimentaire

Actuellement en Belgique, 110.000 personnes dépendent de l'aide alimentaire. "Un chiffre record", commente mercredi Willy De Mesmaeker, administrateur délégué de la Fédération belge des banques alimentaires, dans les journaux Het Belang van Limburg et Gazet van Antwerpen.

"Notre clientèle continue à augmenter et ce pour la quatorzième année de rang. La baisse du pouvoir d'achat et la hausse du coût de l'énergie jouent évidemment un rôle important", estime M. De Mesmaeker. Outre ces deux facteurs, "la Fédération devient également plus connue", poursuit l'administrateur délégué. "Nous recevons au siège de plus en plus de courriers électroniques et de coups de téléphones de particuliers qui nous posent des questions sur le fonctionnement de l'aide", ajoute-t-il. Quelque 110.000 Belges font appel à l'aide alimentaire en ce début d'année 2008. Ils sont 3.000 de plus que l'an dernier et 10.000 de plus par rapport à 2003. (GFR)
commentaire n° : 2 posté par : Gilles le: 26/03/2008 12:47:33
Cher gauchiste,

Un des nombreux problèmes à votre analyse est qu'elle ne tient pas compte des réalités de terrain.

Oui, la productivité par travailleur est à remarquer en Belgique (dans le secteur privé, tout du moins), d'autant plus si l'on ne considère que la Flandre ou Bruxelles. Contrairement aux pays nordiques cependant, la seule richesse de notre pays est celle-là. En effet, que ce soit la Norvège ou le Danemark, ils peuvent se targuer de posséder des réserves gazières et pétrolières conséquentes leur apportant, pour le moment, richesse et prospérité. Ces dernières expliquent en grande partie les salaires plus importants. Vous noterez les messages adressés à la Norvège par la commission européenne l'incitant à diversifier (rapidement) ses secteurs industriels. Ces salaires élevés ont également pour but de retenir tous ces travailleurs qui pourraient être tentés de rejoindre des pays au climat plus clément.

Vous parliez des USA. Comme vous avez pu vous en rendre compte par vous-même au travers des nouvelles, ceux-ci rentrent tout doucement (mais surement) en récession, les entreprises ont commencé à réfléchir sur la mise en place de restructuration, d'autres ont délocalisé leur production vers la Chine et l'inde, tout simplement. Si nous voulons diminuer les répercutions au niveau de l'Europe, ce n'est qu'en augmentant la productivité, le savoir/savoir-faire et évitant les différentiels trop élevés entre les salaires que nous y arriverons. Soyez en certain.

Le problème actuel des pays du Sud tient avant tout autre chose en quelques mots : "Corruption", "Aucun homme politique digne de ce nom", "Guerre". Utiliser la misère des ces pays pour critiquer le FMI, la banque mondiale ou encore la Société est risible : les répercutions de leurs décisions étant difficiles à évaluer, et leurs intentions n'étant pas le maintien de cette misère, bien au contraire. Tout comme vous, je suis heureux des nouvelles initiatives prises dans ce domaine.

Vous noterez votre incohérence : Vous critiquez que l'on veuille abaisser les prix des aliments (après avoir observé que la hausse était injustifiée, elle ne se répercute en effet pas au niveau des producteurs/fermiers et, comme vous l'indiquez le recours massif à l'aide alimentaire) mais vous trouvez tout à fait normal de fustiger Electrabel qui ferait la même chose.

A propos de cette dernière, je pense que votre méconnaissance de cette thématique devrait vous retenir car cela vous désert. Outre son passé d'entreprise public dont elle doit penser toutes les plaies, elle doit actuellement investir dans de nouvelles installation, prendre en compte de nouvelles exigences (environnementales, ...) tout en maintenant des prix au plus bas (pour éviter la concurrence). Pour cela, elle a décidé de suivre les recommendations de la commission européenne, entendez par là, diversifier la production et moderniser ces installations pour une meilleure efficacité. Cela passe par la diminution de la production d'énergie à partir du pétrole - et ainsi réduire le dictat de l'OPEP - au profit du des énergies renouvellables et du gaz - au grand plaisir de la Russie. L'utilisation du charbon, bien que grand générateur de CO2 a un rapport qualité/prix hors concurrence. Quant aux nouveaux moteurs à concevoir pour générer l'énergie électrique, cela coute très cher de part le temps humaine nécessaire.

Que vous l'acceptiez ou non, c'est bien le prix de l'énergie qui force actuellement les gens à modifier leur comportement et qui poussent les entreprises à développer de nouvelles techniques. Et tant mieux. Cela va du forage en mer pour la recherche de nouveau gisement (très couteux) à l'élaboration de panneaux solaires ou encore le financement de la recherche de la fusion nucléaire (qui nous rendrait totalement indépendant de l'OPEP et de la Russie). Quant au comportement de tout un chacun, sachez que l'utilisation des transports en commun, le recours au double vitrage, le choix "malin" lors de l'achat des gros appareils énergétiques (frigo, réfrigérateur, chaudière...) et le comportement de tous les jours (éteindre les lampes/ordinateurs allumées inutilement, éviter les douches/bains trop fréquents...) permettrait l'économie par ménage de 4 personnes de 1000 à 5000 euro par an... et une réduction conséquente du CO2, de 20% à 30% selon certaines analyses... Alors oui, je pense que la contribution de tous est nécessaire et que la pauvreté est une mauvaise excuse au vu des économies réalisées mais également des aides disponibles fournies par l'état (et payée par les "riches").

Le problème de notre société n'est pas les "riches". Il tient en deux causes principales : les mauvaises décisions politiques et le refus par certaines personnes de se prendre en main et se trouver des excuses pour ne pas le faire... comme désigner "les riches/détenteurs de capital" comme responsable de tous les malheurs de cette terre. Vous rendez vous compte que le vol de capital, que vous voudriez légal, n'est de toute manière qu'une solution à court terme, les causes du problème n'étant pas là.

Enfin, j'aimerais que vous vous interrogiez sur ce capital et son utilisation. De nombreuses questions devraient trouver réponses comme celles-ci : Quelle est la part qui est réinvestie dans la création de nouvelles entreprises ? Quelles sont les bienfaits du marché ? De la bourse ? Bien que mes connaissances soient limitées dans ce domaine, je pense qu'il ne faut pas modifier de fond en comble le système, comme vous le sous-entendez mais l'adapter car il est certainement perfectible.

Toutes mes amitiés.
commentaire n° : 3 posté par : Anonyme le: 26/03/2008 18:14:04

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